Coltrane A Love Supreme

Résumé éditeur

Des années 1940 à 1960, John William Coltrane était considéré, avec Charlie Parker, comme le saxophoniste le plus révolutionnaire et le plus influent de l’histoire du jazz. Coltrane a toujours cherché à se dépasser, sur tous les plans.
Il envisageait sa musique comme une quête spirituelle, semblant vouloir atteindre le divin. En hommage à cet artiste de légende qui explorait sans cesse de nouveaux modes d’expression, Paolo Parisi a construit son récit en quatre parties, à la manière du chef d’œuvre de Coltrane, A love supreme (1964).

Notre avis

J’aime le jazz, mais je dois avouer que Coltrane est un nom que j’associais au free jazz sans jamais avoir eu envie de l’écouter. Avec le revival des vinyles, j’ai appris à réécouter la musique, à me poser dans un fauteuil, sans ne rien faire d’autres qu’écouter, loin des flux surabondants d’Internet, et j’ai acheté les disques qu’écoutait mon père, des vinyles de jazz des années 50/60. Et avec Miles Davis, Eric Dolphy, Duke Ellington, Michel Legrand, j’ai redécouvert John Coltrane. Alors quand je suis tombé sur cette bande dessinée, elle m’a tout de suite parlé. Il ne s’agit pas d’un biopic classique, mais plutôt d’un étrange patchwork qui retrace par petits bouts la vie de cet artiste exceptionnel, malmené par la vie, les addictions, le racisme, le cancer. L’auteur nous montre les différents traits de caractère de Coltrane et sa riche et complexe personnalité, mais aussi les rencontres qui ont façonnées sa vie : sa première rencontre avec Dizzy Gillespie, ses rapports privilégiés avec Eric Dolphy et l’émulation qui en découla, ses relations avec Miles Davis, son passage chez Monk et l’empreinte libératrice qu’elle initia chez lui, son enregistrement avec Duke Ellington, ou sa rencontre avec ses deux compagnons de route le pianiste McCoy Tyner et le batteur Elvin Jones.
Le dessin n’est pas le point fort de l’album, mais après quelques pages on s’habitue à sa simplicité qui finalement est dans le ton et supporte très bien le récit.
Après la lecture, je n’avais qu’une idée en tête, écouter le « Sound » de Coltrane, envoutant et magnifique.

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