
« Twenty-Five Twenty-One » se déroule entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, à une époque marquée par la crise financière asiatique. L’histoire suit Na Hee-do, une lycéenne passionnée d’escrime, et Baek Yi-jin, un jeune homme dont la famille aisée a tout perdu à cause de la faillite de l’entreprise de son père. Alors qu’ils se rencontrent à une période de grande instabilité, leur relation évolue entre amitié, admiration et amour naissant.
La crise du FMI est un élément central du récit, montrant comment elle a bouleversé la vie de nombreuses familles coréennes, qu’elles soient riches ou issues des classes populaires. Baek Yi-jin, autrefois fils d’une famille aisée, doit soudainement faire face à la précarité, se débrouillant avec des petits boulots tout en portant sur ses épaules la responsabilité de sa famille éclatée. Hee-do, bien que moins directement touchée économiquement, subit la pression sociale et familiale d’une mère distante, une journaliste de renom, qui semble plus préoccupée par son travail que par le bien-être de sa fille.
Le monde de l’escrime constitue un décor central et un moteur narratif fort. La série met en avant les rigueurs des centres de formation où les athlètes, dès leur plus jeune âge, subissent une discipline stricte, jonglant entre entraînements intenses et compétition acharnée. Hee-do, malgré son talent, est reléguée dans une équipe secondaire et peine à se faire une place parmi l’élite. Son arrivée dans un nouvel établissement lui permet de rencontrer Ko Yu-rim, une escrimeuse prodige et médaillée d’or qu’elle admire profondément. Leur relation évolue entre rivalité, tensions et amitié sincère, illustrant la complexité des relations entre athlètes où l’admiration peut se teinter d’envie et de jalousie.

L’influence de l’audimat sur les médias est abordée à travers le parcours de Yi-jin, qui devient reporter sportif après avoir abandonné son rêve initial de devenir ingénieur. Alors qu’il gravit les échelons dans le journalisme, il réalise que les choix éditoriaux des chaînes de télévision ne sont pas toujours dictés par l’éthique ou la vérité, mais par les attentes du public et les impératifs commerciaux. Cette réalité professionnelle l’oblige à faire des compromis, notamment lorsqu’il est chargé de couvrir l’actualité des athlètes qu’il côtoie personnellement, ce qui met à l’épreuve sa relation avec Hee-do.

Les relations parents-enfants sont explorées sous différents angles. Hee-do souffre du manque d’affection et de compréhension de sa mère, qui ne soutient pas ses ambitions sportives et considère l’escrime comme une distraction futile. Yu-rim, malgré sa notoriété, vit dans des conditions précaires et ressent une immense pression pour réussir afin de subvenir aux besoins de sa famille. Yi-jin, quant à lui, doit jouer un rôle parental pour son jeune frère et affronter le poids des dettes de son père. Ces dynamiques familiales mettent en lumière les sacrifices, les incompréhensions et parfois la dureté des relations entre générations.
À travers le parcours de ses personnages, la série montre la difficulté de grandir dans un contexte où la stabilité financière est un luxe. Pour les enfants issus de la classe moyenne pauvre, comme Yu-rim et Yi-jin, chaque opportunité est une bataille, et la moindre erreur peut avoir des conséquences irréversibles. Le sport, l’éducation et le travail deviennent des voies de survie, mais aussi des sources d’angoisse permanente. L’amitié entre les personnages principaux sert de refuge face aux épreuves, mais elle est aussi mise à l’épreuve par les rivalités et les ambitions personnelles.

Les comédiens
Rôles principaux :
- Kim Tae-ri incarne Na Hee-do, une jeune escrimeuse passionnée qui rêve de rejoindre l’équipe nationale. Kim Tae-ri est reconnue pour ses rôles dans Mr. Sunshine et The Handmaiden.
- Nam Joo-hyuk joue Baek Yi-jin, un jeune homme dont la famille a été affectée par la crise financière, le poussant à reconstruire sa vie. Nam Joo-hyuk est également connu pour ses performances dans Start-Up et Weightlifting Fairy Kim Bok-joo.
- Kim Ji-yeon, mieux connue sous le nom de Bona du groupe WJSN, interprète Ko Yu-rim, une escrimeuse talentueuse et rivale de Hee-do. Bona a également joué dans Homemade Love Story.
- Choi Hyun-wook est Moon Ji-woong, un ami proche de Hee-do avec une personnalité vive. Choi Hyun-wook a été remarqué dans Racket Boys.
- Lee Joo-myung incarne Ji Seung-wan, une étudiante brillante et amie fidèle du groupe. Lee Joo-myung a participé à des séries comme Kairos.

Rôles secondaires :
- Seo Jae-hee dans le rôle de Shin Jae-kyung, la mère de Hee-do, une présentatrice de nouvelles respectée.
- Kim Hye-eun joue Yang Chan-mi, l’entraîneuse d’escrime de Hee-do, offrant un soutien crucial à son développement.
- Park Yoon-hee est Baek Seong-hak, le père de Yi-jin, dont les décisions financières impactent profondément la famille.
- So Hee-jung interprète Jo Gil-soo, la mère de Seung-wan, apportant une perspective parentale aux défis des adolescents.
- Kim Young-sun dans le rôle de Lee Yeong-mi, la mère de Yu-rim, qui gère un petit restaurant et soutient sa fille malgré les difficultés financières.
- Park Jun-pyo est Ji Seong-han, le père de Seung-wan, ajoutant une dynamique familiale à l’histoire.
- Choi Myung-bin joue Kim Min-chae, la fille de Hee-do dans le présent, découvrant le passé de sa mère à travers ses journaux intimes.
- Lee Chan-young incarne Jung Ho-jin, un camarade de classe et ami du groupe principal.
- Kim Nam-hee dans le rôle de Lee Jin-gyu, un producteur de télévision travaillant avec Shin Jae-kyung.
- Jung Yoo-jin fait une apparition spéciale en tant que Seo Jeong-hyeon, une ancienne escrimeuse et mentor pour Hee-do.

Série dévelopée par : Hong Ki-sung (tvN) et Kim Young-kyu (Studio Dragon)
Série écrite par Kwon Do-eun
Réalisation : Jung Ji-hyun
Musique : Lim Ha-young
Production exécutive : Kim Seon-tae
Producteurs : Yoon Ha-rim, Heo Seok-won et Park Hun-joo
Production : Hwa & Dam Pictures

Les arcs scénaristiques de la série
Dans Twenty-Five Twenty-One, plusieurs arcs scénaristiques s’entrelacent pour raconter une histoire à la fois personnelle et historique, abordant des thèmes comme l’amour, l’amitié, la famille et l’ambition.
Au début de la série, Na Hee-do est une escrimeuse talentueuse mais reléguée dans une équipe secondaire, sans grande reconnaissance. Son ambition la pousse à intégrer un nouveau lycée où elle peut s’entraîner sous la supervision d’un coach réputé. Elle doit alors prouver sa valeur face à Ko Yu-rim, championne nationale et médaillée d’or. Son parcours est jalonné d’obstacles, de défaites et de remises en question, mais également de victoires qui la propulsent peu à peu au sommet. À travers son évolution, la série met en lumière les sacrifices exigés par le sport de haut niveau, la pression permanente des compétitions et la résilience nécessaire pour s’imposer dans un monde aussi exigeant.

L’histoire d’amour entre Hee-do et Baek Yi-jin est au cœur de la série. Leur rencontre se fait dans un contexte difficile, Yi-jin étant en pleine reconstruction après la faillite de sa famille. Une amitié sincère se noue entre eux avant de se transformer en un amour fort, passionné et lumineux. Pourtant, au fil des années, leurs ambitions respectives et les réalités de la vie adulte les mettent à l’épreuve. Leur séparation est un moment clé, marquant la frontière entre la jeunesse insouciante et l’entrée dans un monde où les sentiments, aussi puissants soient-ils, ne suffisent pas toujours à construire un avenir commun.

La série s’ancre dans un contexte historique précis, celui de la crise financière asiatique de 1997, qui a bouleversé la vie de nombreuses familles coréennes. Baek Yi-jin, autrefois issu d’une famille aisée, se retrouve brutalement confronté à la précarité et doit subvenir aux besoins de son frère tout en cherchant un moyen de se reconstruire. Il enchaîne les petits boulots, affrontant le regard des autres et l’humiliation sociale avant de trouver sa place dans le journalisme. Cette trajectoire met en lumière la manière dont une génération entière de jeunes adultes a dû s’adapter à une nouvelle réalité économique, où la stabilité financière et les rêves d’avenir ont été balayés du jour au lendemain.
La rivalité et l’amitié entre Na Hee-do et Ko Yu-rim sont parmi les relations les plus complexes de la série. Hee-do, admirative de Yu-rim, rêve d’atteindre son niveau, tandis que Yu-rim voit en elle une concurrente qui menace son statut de championne. Cette relation, d’abord marquée par la confrontation et la méfiance, évolue au fil des épreuves pour se transformer en une amitié profonde et sincère. Derrière sa façade de championne froide et inaccessible, Yu-rim cache une immense vulnérabilité, notamment due à sa situation familiale précaire. À un moment clé de la série, elle est contrainte d’adopter la nationalité russe pour continuer à vivre de l’escrime, un choix perçu comme une trahison par le public sud-coréen. Cette décision la place sous un feu nourri de critiques, la forçant à s’éloigner de son pays et de ceux qu’elle aime. Seule Hee-do lui reste fidèle, refusant de voir en elle une ennemie. Cette relation est l’un des piliers émotionnels du drama, illustrant la force des amitiés qui transcendent les circonstances.

Baek Yi-jin, quant à lui, voit son parcours évoluer en parallèle de celui de Hee-do. Parti de rien, il gravit les échelons pour devenir journaliste, mais ce succès a un prix. Son travail l’amène à couvrir des événements sportifs, notamment les compétitions de Hee-do, le plaçant dans une position délicate où l’objectivité journalistique se heurte à ses liens personnels. Lorsqu’il est envoyé à l’étranger, il est contraint de faire face à un éloignement de plus en plus grand, jusqu’à ce que la distance entre lui et Hee-do devienne irréparable.
Les relations parents-enfants sont un élément clé de la série, mettant en avant les incompréhensions et les tensions intergénérationnelles. Hee-do souffre du manque d’affection de sa mère, une journaliste de renom, qui ne comprend pas ses ambitions et semble toujours distante. Yu-rim, malgré sa célébrité, vit sous une pression immense, contrainte de réussir pour aider sa famille financièrement. Yi-jin, de son côté, endosse un rôle parental pour son jeune frère après la faillite de leur père, portant des responsabilités bien trop lourdes pour son âge. Ces conflits familiaux illustrent les sacrifices imposés par les circonstances économiques et les barrières qui se dressent parfois entre les générations.
Le cercle d’amis de Hee-do, composé de Yu-rim, Moon Ji-woong et Ji Seung-wan, apporte une touche de légèreté à la série. Chacun d’eux, à sa manière, incarne une facette différente de la jeunesse des années 1990, avec ses rêves, ses insécurités et ses moments de rébellion. Seung-wan, en particulier, se distingue par son refus de se soumettre aux injustices du système scolaire, prenant une position courageuse contre un professeur abusif. Ces moments viennent compléter la dimension dramatique de la série en offrant des instants de camaraderie et de solidarité.

L’ensemble de l’histoire est raconté à travers les souvenirs de Na Hee-do adulte, dont la fille découvre le journal intime. Ce retour vers le passé met en lumière le poids de la nostalgie et l’importance des souvenirs, rappelant que certaines relations, même si elles ne durent pas, laissent une empreinte indélébile. Hee-do se remémore avec tendresse et tristesse cette période de sa vie, marquée par des moments intenses, des victoires, des séparations et des rencontres qui ont façonné la personne qu’elle est devenue.
L’escrime en vedette
Les séquences de combat au sabre dans Twenty-Five Twenty-One ont été tournées avec un mélange de performances des actrices elles-mêmes et de doublures professionnelles.
Kim Tae-ri, qui joue Na Hee-do, a suivi un entraînement intensif en escrime avant et pendant le tournage. Elle a partagé dans des interviews qu’elle s’était préparée pendant plusieurs mois avec un entraîneur professionnel pour apprendre les mouvements de base, la posture et la fluidité des gestes. Elle a réalisé de nombreuses scènes elle-même, notamment celles montrant des échanges rapides et des déplacements techniques sur la piste.
Cependant, pour les séquences les plus complexes et physiquement exigeantes, en particulier celles nécessitant une grande vitesse d’exécution et des mouvements acrobatiques, des doublures professionnelles ont été utilisées. Les angles de caméra, le montage et les ralentis ont été soigneusement travaillés pour intégrer ces scènes sans rupture de continuité visuelle.
Bona (Ko Yu-rim) a également suivi un entraînement similaire, bien qu’elle ait eu moins de scènes d’action que Kim Tae-ri. Les séquences entre Hee-do et Yu-rim ont été filmées de manière à capturer l’intensité et la rivalité entre les deux personnages, en mettant en avant leurs styles de combat et leur progression en tant qu’athlètes.

L’escrime en Corée du Sud : un sport d’élite et une fierté nationale
L’escrime est un sport prestigieux en Corée du Sud, où il est pratiqué à un niveau élitiste, souvent réservé aux athlètes les plus talentueux issus des centres de formation spécialisés. Bien qu’il ne soit pas aussi populaire que le football ou le baseball, il occupe une place importante sur la scène sportive internationale, notamment grâce aux performances remarquables des escrimeurs coréens lors des compétitions mondiales et des Jeux Olympiques.
L’escrime en Corée du Sud est principalement dominée par trois disciplines : le sabre, le fleuret et l’épée. Parmi ces disciplines, le sabre est particulièrement mis en avant, notamment grâce aux succès des athlètes sud-coréens, qui ont remporté de nombreuses médailles aux JO et aux championnats du monde. Le pays dispose d’un système rigoureux de formation, avec des écoles et des centres spécialisés qui repèrent et entraînent les jeunes talents dès leur plus jeune âge.
Dans la culture sportive sud-coréenne, l’escrime est souvent associée à une intense compétition et à des sacrifices personnels. Comme on le voit dans Twenty-Five Twenty-One, les athlètes doivent concilier des entraînements exténuants avec une pression immense pour performer, souvent dans l’espoir d’obtenir des bourses scolaires, un statut social plus élevé ou encore d’aider financièrement leur famille.
La série s’inspire de l’histoire de Nam Hyun-hee

Nam Hyun-hee, née le 29 septembre 1981 à Seongnam, est une fleurettiste sud-coréenne gauchère qui a marqué l’histoire de l’escrime en Corée du Sud. Elle a débuté sa carrière internationale en participant aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, où elle a terminé à la huitième place en individuel.
Sa consécration est survenue lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008, où elle a remporté la médaille d’argent en fleuret individuel, s’inclinant de justesse 6-5 en finale face à l’Italienne Valentina Vezzali. Cette performance a fait d’elle la première escrimeuse sud-coréenne à décrocher une médaille olympique. Quatre ans plus tard, aux Jeux de Londres en 2012, elle a contribué à la médaille de bronze de l’équipe sud-coréenne de fleuret, aux côtés de Jeon Hee-sook, Jung Gil-ok et Oh Ha-na.
Au-delà des Jeux olympiques, Nam Hyun-hee a brillé sur la scène mondiale en remportant plusieurs médailles aux championnats du monde, dont l’or par équipe en 2005 à Leipzig et des médailles de bronze en individuel en 2010 à Paris et en 2011 à Catane. Elle a également dominé les compétitions asiatiques, accumulant six médailles d’or aux Jeux asiatiques entre 2002 et 2014.
En 2014, elle a été choisie pour prononcer le serment des athlètes lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux asiatiques d’Incheon, témoignant de son statut respecté dans le sport sud-coréen. Après une carrière riche en succès, Nam Hyun-hee a pris sa retraite de la compétition en 2019 et a ouvert une académie d’escrime à Séoul, dans le quartier de Gangnam, partageant ainsi son expertise avec la nouvelle génération.
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