
C’est le premier k-drama romantique que j’ai regardé, c’est donc un souvenir très particulier, car avec ma femme nous avons tout de suite adhéré au genre. Les deux acteurs principaux sont Im Yoon-Ah (YoonA) et Lee Jun-Ho. L’histoire : En apparence, tout sourit à Gu Won. Pourtant, l’héritier du King Group broie du noir. Abandonné par sa mère à un jeune âge, il s’est forgé une carapace d’indifférence aux autres, bien à l’abri de toute émotion. Une lettre mystérieuse sur l’identité de sa mère le pousse à quitter l’Angleterre pour revenir auprès des siens à Séoul. Accueilli comme un roi par son père, il est rapidement intégré au groupe hôtelier familial, au grand désespoir de Gu Hwa-Ran, sa demi-sœur. Une course à la succession éclate alors entre les deux descendants, qui sont loin d’être animés par les mêmes intentions.
Le retour de Gu Won au sein du King Hotel lui permet de croiser le chemin de la séduisante Cheon Sa-Rang, une employée exemplaire dont le sourire infatigable a le don de l’agacer. Au fil de leurs rencontres, souvent imprévues, les deux protagonistes se découvrent, échangent et finissent par partager les mêmes valeurs… et les mêmes sentiments.
Principaux acteurs
- Lee Jun-ho dans le rôle de Gu Won, l’héritier du King Group, un conglomérat hôtelier de luxe.
- Im Yoon-ah (ou Yoona) dans le rôle de Cheon Sa-rang, une employée dévouée du King Hotel, au sourire contagieux.
- Go Won-hee dans le rôle de Oh Pyeong-hwa, l’amie de Cheon Sa-rang.
- Kim Ga-eun dans le rôle de Kang Da-eul, une autre amie proche de Sa-rang.
- Ahn Se-ha qui interprète No Sang-sik, l’assistant et bras droit de Gu Won.
Scénariste : Sung-il Chun
Producteurs : Simon Moseley & Suh Young-joo
Scénariste : Choi Rom
Réalisateur : Hyun-Wook Im

En dehors de l’histoire d’amour des deux protagonistes, plusieurs thèmes sont abordés dans cette série.
Thème – Le monde du travail impitoyable et la barrière des classes sociales
- Le monde du travail où il y a une hiérarchisation très forte. En l’occurrence, la série critique fortement les cadres qui font travailler leurs employés au-delà du raisonnable, sans eux-mêmes participer à l’effort demandé pour atteindre des objectifs qui leur permettent de se maintenir en place (la boutique de prêt à porter). Mais aussi, un système de promotion au mérite dévoyé par le copinage et les intrigues. Le thème est également traité avec d’autres personnages secondaires, tels que Oh Pyung-Hwa (Ko Won-Hee) l’hôtesse de l’air qui a maille à partir avec un pilote et la cheffe de cabine, et Kang Da-Eul (Kim Ga-Eun) qui fait tourner une boutique de prêt à porter dont la gérante est tyrannique et absente.
Le personnage interprété par Lee Jun-Ho tente en reprenant le contrôle de l’hôtel de faire reconnaître la valeur de ses employés et le respect qui leur est dû aux actionnaires et aux instances dirigeantes (son père et sa sœur).
- La barrière des classes, l’entre-soi étant de mise. L’héroïne progresse dans la hiérarchie par son travail, mais dès qu’il est question d’amour entre deux personnes de classe différentes, tout est bon pour la détruire et l’écarter. C’est un thème récurrent de k-dramas, les parents de la haute société utilisant tous les moyens possibles pour empêcher les unions et écarter les prétendants moins argentés de leurs enfants. Et c’est violent !
Les scènes marquantes
- La première rencontre entre Gu Won et Cheon Sa-rang (Episode 1)
Cette scène est cruciale car elle montre immédiatement la dynamique entre les deux personnages principaux. Gu Won est agacé par le sourire constant de Sa-rang, une attitude qu’il trouve hypocrite, alors que Sa-rang, en tant qu’employée de l’hôtel, est obligée de sourire face aux clients. Ce contraste crée une tension qui se développera tout au long de la série. - La scène de l’ascenseur bloqué (Episode 3)
Un moment rempli de tension où Gu Won et Sa-rang se retrouvent coincés dans un ascenseur. Ce huis clos force les deux personnages à interagir de manière plus personnelle, marquant un tournant dans leur relation. La proximité physique et émotionnelle durant cette scène les rapproche. - Le voyage à l’étranger (Episode 8)
Une autre scène marquante se déroule lorsque les personnages voyagent à l’étranger pour affaires. Ce cadre exotique leur permet de se découvrir en dehors du contexte professionnel et familial, révélant leurs sentiments naissants l’un pour l’autre dans un cadre romantique. - La confrontation avec la demi-sœur de Gu Won, Gu Hwa-ran (Episodes 4,9 et 10)
Les scènes où Gu Won affronte sa demi-sœur Gu Hwa-ran sont intenses et mettent en lumière la rivalité familiale autour de l’héritage de l’hôtel. Ces moments de tension renforcent l’enjeu de la lutte pour le pouvoir. - Le baiser sous la pluie (Episode 10)
Un classique des K-dramas, cette scène romantique sous la pluie est particulièrement émotive, symbolisant l’officialisation des sentiments entre Gu Won et Sa-rang. La pluie, souvent vue comme purificatrice dans les drames, marque ici le début d’une relation sincère.
Mise en scène et réalisation de la série
Comme la plupart des k-dramas de ces dernières années, la réalisation est soignée. Les images sont belles, le découpage est efficace. Les acteurs sont attachants mais leur jeu est très en retenu en dehors des sourires de Im Yoon-Ah qui sont grisants. Le découpage est donc là pour expliciter et renforcer les émotions à l’écran avec des gros plans langoureux des visages, avec des effets de zoom au ralenti. La grammaire des montages est codée et dès qu’on en comprend les clés, le plaisir est total.
Quand on entre dans une séquence plus comique, on y ajoute des onomatopées animés, des ajouts de couleurs. On est parfois très prêt du langage des manhwas (mangas coréens).
Et c’est là qu’intervient le jeu différencier des personnages mis en scène. Dans cette série, la plupart des personnages sont beaux, élancés, dans un réalisme positif, leur jeu est occidentalisé, avec une certaine retenue toute asiatique. Mais comme dans les mangas, à côté de ces personnages classiques, il y a toujours des personnages plus truculents, dont le jeu est exagéré et sonore, et dont le rôle est de faire sourire ou d’exaspérer qui le comédien qui lui fait face, qui le spectateur qui avait besoin d’un petit coup de pep’s. Dans cette série, c’est Noh Sang-sik, le personnage interprété par Ahn Se-ha, qui se charge de cette besogne.
Les séquences fortes de la série
- Sans conteste les scènes avec la grand-mère de Cheon Sa-rang, Cha Soon-hee dans son petit restaurant. L’actrice Kim Young-ok est bluffante de sincérité. Par ailleurs, on quitte Séoul et la ville, pour se rendre dans ses faubourgs plus populaires où les règles de bienséance sont moindres et où la vie dite ordinaire, apporte un vent de fraîcheur.
- La rencontre avec la femme de chambre qui a connu la mère de Gu Won (Episodes 11 et 15). Il y a en fait trois scènes. La première avec Cheon Sa-rang qui la première va à son contact pour l’interroger sur la mère de Gu Won, elle n’est pas bien reçu car elle ne respecte pas son travail (elle est rentrée chaussure au pieds). La seconde visite est effectuée par Gu Won, qui rentre pieds nus, mais n’obtient pas plus de réponse. La troisième visite avec Cheon Sa-rang.
La mise en scène est subtile, les non-dits sont pesants, très jolie suite de séquences pour amener un personnage à se dévoiler.
- Le 100ème anniversaire de l’hôtel, lorsque le député attend son tour pour prendre la parole et faire un discours, ronge son frein, et que ce sont les employés les plus âgés qui défilent pour se remémorer la vie de l’établissement. C’est un des moments forts du film. (Episode 13).
Conclusion
L’alchimie incontestable entre Lee Jun-ho et Im Yoon-ah, contribue fortement au plaisir que l’on a en visionnant cette série. Certes, la série n’apporte rien de nouveau au genre et s’appuie sur des recettes bien établies : la « modeste employée » qui succombe au charme de l’héritier malchanceux. Mais comme souvent dans les k-dramas, l’histoire du couple principal est enrichie d’autres intrigues avec de nombreux personnages, souvent attachants. Il y a des épisodes de remplissage (il faut tenir 16 épisodes) mais c’est aussi une manière d’élargir les thèmes de l’intrigue tout en apportant un peu d’épaisseur aux seconds rôles, souvent attachants.
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